Bonsoir à toutes et à tous.
Il y a déjà de bien belles choses de postées. J'apporte ma pierre au concours.
J'aime les photos qui racontent une histoire.
il y a 10 ans, j'étais comme bon nombre d'entre vous sur le circuit pour vivre ce que j'appelle le 11 septembre de l'Endurance.
De tous les copains qui étaient présents, tous sans aucune exception se souviennent où ils étaient et ce qu'ils faisaient après 23h56 de course.
Pour ma part, je reprenais les 24 Heures après une pause de deux ans ; j'étais au poste 128, en train de déclencher, faute d'avoir pu prendre une tribune.
Beaucoup ont dit "Toyota ci", "Machin Toyota", "Et si Toyota truc". Toujours est il qu'ils sont restés contre vents et marées, je ne vous refais pas l'histoire.
Ma photo est un hommage et un pied-de-nez au mauvais sort. Je me suis armé de patience pour arriver au spot des photos de cul, attendre, et croiser les doigts pour que le moment propice arrive, la synchronisation parfaite.
Ma photo n'est peut-être pas la meilleure pour la technique, je l'admets bien volontiers. Elle n'est pas hyper lisse, avec un filé de dingue, ni prise avec un hybride. Juste faite avec un reflex de 10 ans d'âge, une optique qui tient encore à peu près la route, un peu de chance, et une pincée de "the place to be".
J'ai écrasé ma petite larme pas longtemps après en envoyant à mon fils de 12 ans par WhatsApp : "bouse Jules, ils l'ont fait !"
Leur victoire la plus difficile et la plus belle venge leur défaite la plus cruelle.
Nikon D500 + Sigma 150 - 600 HSM Sport
1/500 - F8 - Iso 125 - 270mm éq. 405mm FF
Je vous livre ici une photo chargée d'un peu de malice, et de beaucoup de résilience.